Les écosystèmes mondiaux tels que l’Amazonie, les forêts boréales, les mangroves s’effondrent. En Suisse aussi, plus d’un tiers des espèces est menacé. Le dérèglement climatique qui désormais nous touche de plein fouet aggrave encore cet effondrement. Toute notre énergie, tous nos moyens financiers, devraient être mis en œuvre pour faire face à une menace existentielle. Or la priorité des priorités, ce sont les dépenses militaires qui l’an dernier ont atteint environ 2400 milliards de francs, affichant une hausse pour la onzième année d’affilée. Et 2026 devrait enregistrer un nouveau record.
Interrogé tout récemment par Radio France Internationale, le biologiste français Marc-André Selosse fustige les politiques pour leur incurie tout en leur donnant une excuse: «Ils sont formés dans des écoles politiques, sociologiques, commerciales, où l’on croit que le vivant n’existe pas. Ils n’ont pas croisé de biologiste depuis des lustres». Donc si les dirigeants de notre planète nient l’existence du vivant, c’est bien que leur niveau de conscience est au plus bas. Et comme ces dirigeants sont l’émanation des peuples qui les ont choisis ou laissé faire, «nous sommes tous embarqués» pour paraphraser Blaise Pascal.
Dès lors, honte d’être des humains? Non car, collectivement, nous ne sommes pas encore des humains, c’est-à-dire des êtres conscients de notre immense devoir de respect du vivant sous toutes ses formes. Il y a heureusement, de par le monde, des âmes d’exception, reconnaissables par leur capacité à vraiment aimer. Suivons-les!